Une rénovation complète de salle de bains comprend la dépose de l'existant, la reprise de la plomberie et de l'électricité, l'étanchéité, le carrelage, la pose des équipements et les finitions. Comptez en ordre de grandeur 6 000 à 12 000 euros pour 4 à 5 m² et 7 500 à 15 000 euros pour 6 à 8 m², pose comprise, pour deux à quatre semaines de chantier.
Avant aides. La décomposition poste par poste est sur notre page prix de la rénovation de salle de bains.
Ce que comprend une rénovation complète
Le mot « complète » doit se lire sur le devis. Une rénovation digne de ce nom couvre :
- la dépose des sanitaires, de la faïence, du sol et souvent des cloisons, avec l'évacuation des gravats ;
- les réseaux : alimentations en eau, évacuations avec leur pente, circuits électriques, ventilation ;
- les supports : cloisons et doublages adaptés aux pièces humides, coffrages, chape ou ragréage du sol ;
- l'étanchéité des zones exposées à l'eau ;
- les revêtements : carrelage au sol, faïence ou panneaux muraux ;
- les équipements et leur raccordement, puis les finitions : plafond, peinture, porte, joints.
Si l'un de ces postes manque, demandez pourquoi. Il est parfois inutile, souvent oublié.
Petite ou grande pièce : où part le budget
Une salle de bains ne se chiffre pas vraiment au mètre carré. Une partie du budget est presque fixe : la dépose, la plomberie, l'électricité et les équipements coûtent à peu près autant dans 4 m² que dans 7 m². Ce qui grandit avec la pièce, c'est surtout le carrelage, la peinture et le temps de pose.
C'est pour cette raison qu'une petite salle de bains revient cher au mètre carré, et qu'à surface égale, deux projets peuvent varier du simple au double selon la gamme des équipements et le déplacement ou non des évacuations. Pour cadrer le vôtre, fixez d'abord une enveloppe globale, puis répartissez-la entre les postes.
Qui fait quoi sur le chantier
- Le plaquiste ou maçon : démolition, cloisons en plaques hydrofuges, coffrages, chape ou décaissement du sol.
- Le plombier : alimentations, évacuations, bâti-support de WC suspendu, raccordement des équipements.
- L'électricien : circuits protégés, éclairage, sèche-serviettes, ventilation mécanique.
- Le carreleur : préparation du support, étanchéité, carrelage et joints.
- Le peintre ou le menuisier : plafond, peinture adaptée aux pièces humides, porte.
Une entreprise tout corps d'état réunit ces métiers sous un seul devis ; sinon, c'est à vous d'organiser leur enchaînement.
L'électricité et les volumes de sécurité
La norme électrique découpe la salle de bains en volumes autour de la baignoire ou de la douche. Le volume 0 est l'intérieur de la baignoire ou du receveur, le volume 1 s'élève au-dessus jusqu'à 2,25 m, le volume 2 s'étend sur 60 cm autour. Plus on est près de l'eau, plus les appareils autorisés sont restreints, et aucune prise de courant classique n'est admise dans ces volumes.
Tous les circuits de la pièce doivent être protégés par un dispositif différentiel 30 mA. Pour une douche sans receveur ni paroi, les volumes s'étendent davantage : faites valider l'emplacement des prises, de l'éclairage et du sèche-serviettes par l'électricien avant de figer le plan.
L'étanchéité, le poste qu'on ne voit plus
Le carrelage n'est pas étanche : l'eau traverse les joints. Ce qui protège les murs et le plancher, c'est le système d'étanchéité posé dessous, une membrane liquide ou en natte appliquée sur les murs de la douche et, pour une douche de plain-pied, sur tout le sol de la zone humide, avec des bandes dans les angles et autour des traversées de tuyaux.
Vérifiez qu'il figure sur le devis, avec les surfaces traitées. Une fuite lente sous un carrelage peut abîmer un plancher ou le plafond du voisin pendant des mois avant de se voir.
Les postes souvent oubliés
- l'évacuation des gravats et la protection des sols et des parties communes ;
- la reprise du plafond et la ventilation (bouche d'extraction, détalonnage de la porte) ;
- le raccordement électrique du sèche-serviettes et du meuble éclairé ;
- le redressage des murs ou le ragréage du sol avant le carrelage ;
- les joints silicone, les plinthes, les accessoires ;
- une marge d'environ 10 % de carrelage pour les coupes et la casse.
Si vous anticipez l'avancée en âge, pensez dès maintenant à une douche de plain-pied, à des renforts dans les cloisons pour poser des barres d'appui et à une porte plus large. Pour les personnes en perte d'autonomie, MaPrimeAdapt' peut aider à financer ces aménagements, sous conditions : les règles sont sur anah.gouv.fr.
Les aides mobilisables
📋TVA réduite à 10% — Taux réduit applicable aux travaux d'entretien et d'amélioration des logements de plus de 2 ans (hors rénovation énergétique). (10% d'économie)
♿MaPrimeAdapt' — Aide de l'Anah pour adapter le logement à la perte d'autonomie (douche sécurisée, accessibilité). (Jusqu'à 70% du montant)
🏛️Aides locales — Région, département et commune proposent souvent des subventions complémentaires. Renseignez-vous auprès de votre mairie et de votre conseil régional. (Variable selon la collectivité)
Questions fréquentes
Quel est le prix d'une rénovation complète de salle de bains ?
En ordre de grandeur, 6 000 à 12 000 euros pour une petite salle de bains de 4 à 5 m² et 7 500 à 15 000 euros pour 6 à 8 m², pose comprise, en milieu de gamme. Les équipements haut de gamme ou le sur-mesure portent souvent le budget au-delà de 12 000 euros.
Quel prix au m² pour refaire une salle de bains ?
Le prix au mètre carré est trompeur, car la plomberie, l'électricité et les équipements coûtent presque autant dans une petite pièce que dans une grande. Une salle de bains de 5 m² refaite pour 6 000 à 12 000 euros revient ainsi à 1 200 à 2 400 euros le mètre carré.
Peut-on garder la baignoire et refaire le reste ?
Oui, à condition qu'elle soit en bon état et que les évacuations restent à leur place. Il faut alors la protéger pendant le chantier et soigner la jonction avec la nouvelle faïence. Si vous hésitez à la remplacer par une douche, décidez-le avant les devis : cela change la plomberie et l'étanchéité.
Où placer les prises dans une salle de bains ?
En dehors des volumes de sécurité, c'est-à-dire à plus de 60 centimètres du bord de la baignoire ou de la douche. Tous les circuits de la pièce doivent être protégés par un différentiel 30 mA. Pour une douche sans paroi, les volumes sont plus étendus : l'électricien doit valider le plan.
Faut-il une autorisation pour refaire une salle de bains ?
En maison individuelle, non, tant que les travaux restent intérieurs. En copropriété, informez le syndic, surtout pour une coupure d'eau ou un raccordement sur une canalisation commune, et vérifiez le règlement de copropriété, qui peut encadrer le déplacement des évacuations ou le type de sol.
Quelle TVA pour la rénovation d'une salle de bains ?
Une TVA à 10 % s'applique quand le logement est achevé depuis plus de deux ans et que l'entreprise fournit et pose les équipements. Les matériaux que vous achetez vous-même restent à 20 %, et l'artisan ne les garantit en général pas.